Insomnie du béton

C’est la ville qui ne ferme jamais l’œil, celle qui te regarde crever sans broncher. Ces tours ne sont pas des refuges, ce sont des monolithes de verre et d’acier qui saturent l’horizon jusqu’à l’asphyxie. J’ai voulu peindre ce vertige : le quadrillage obsessionnel des fenêtres, ces milliers de vies entassées dans le gris, et ces éclats de lumière artificielle qui tentent de percer le brouillard. C’est le portrait d’un monde électrique et froid, une géométrie de la solitude où le béton finit toujours par avoir le dernier mot sur le ciel.