Ici, je mets la matière à l'épreuve de la lumière dans une danse cruelle entre deux temporalités. D'abord, il y a la fureur de l'instant : je pose une base acrylique gorgée de colle, que je griffe au couteau jusqu'à l'os pour imposer un relief violent. C'est une chair rugueuse, scarifiée, la trace de mon corps-à-corps frontal avec le châssis.
De cette tension extrême naît la rupture. Vient ensuite la lenteur : je superpose de façon patiente et obsessionnelle de multiples glacis à l'huile qui viennent s'infiltrer dans les sillons. C'est l'huile qui amène ce rouge viscéral et vient gorger ces blessures de lumière, jusqu'à faire battre cette palpitation orange au centre de la toile, comme un astre intime. J'ai voulu figer cette milliseconde exacte où mon instinct pur, piégé dans la matière brute, laisse exploser une chaleur absolue.
Ici, je mets la matière à l'épreuve de la lumière dans une danse cruelle entre deux temporalités. D'abord, il y a la fureur de l'instant : je pose une base acrylique gorgée de colle, que je griffe au couteau jusqu'à l'os pour imposer un relief violent. C'est une chair rugueuse, scarifiée, la trace de mon corps-à-corps frontal avec le châssis.
De cette tension extrême naît la rupture. Vient ensuite la lenteur : je superpose de façon patiente et obsessionnelle de multiples glacis à l'huile qui viennent s'infiltrer dans les sillons. C'est l'huile qui amène ce rouge viscéral et vient gorger ces blessures de lumière, jusqu'à faire battre cette palpitation orange au centre de la toile, comme un astre intime. J'ai voulu figer cette milliseconde exacte où mon instinct pur, piégé dans la matière brute, laisse exploser une chaleur absolue.